
Un dimanche d'août à Barcelone, des ruelles vides du matin aux tambours du soir.
Le matin, Barcelone est encore à elle. Des ruelles à l'ombre, un petit camion de la voirie, une femme à vélo sous une voûte, un homme planté devant un rideau de fer. Le soir, c'est la fête de Gràcia, et la rue appartient aux tambours. Des troupes en rouge, en noir, en bleu, qui avancent en frappant, s'accroupissent d'un coup sur le bitume, puis se relèvent ensemble. Je suis resté au 75 mm, dans la foule, à hauteur de visage. Le défilé ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est celui qui mène : le bras levé, la bouche ouverte, la seconde avant le coup.